ANNIE BAILLARGEON : Les amas

Communiqué de presse

ANNIE BAILLARGEON : Les amas
Sep 5 – Sep 29, 2019

Galerie D’Este est heureuse de présenter Les Amas, une exposition solo des œuvres récentes de l’artiste Annie Baillargeon

Selon l’artiste : 

Le projet proposé s’intitule Les Amas et allie performance et photographie. Il consiste en une série d’images issues de séances photo pendant lesquelles j’effectue diverses actions au cœur de décors préfabriqués. Les gestes performatifs se retrouvent alors soumis aux objets occupant ces espaces (costumes, objets festifs, iPhone, outils de cuisine, accessoires de maquillages, etc.).

Ces œuvres nous placent devant la surenchère matérielle et l’agglutination des différents rôles à tenir en tant que femme (femme-fille, femme-mère, femme-objet, femme-humaine).

Ici, mon corps numériquement multiplié se livre aux diverses facettes de cette performativité du genre. Ces doubles articulent une pluralité de mises en scène qui proposent des mythologies féminines contemporaines, voire post-féministes. Toutefois, la prolifération de ce même corps nous laisse face à une dépersonnalisation troublante. Ces individus devenus anonymes se retrouvent déterminés par ce qui les entoure, soulevant ainsi la question de l’identité. Cela m’amène à interroger la relation qu’entretient l’humain avec des objets qui sont attribués au genre féminin et portent le fardeau de certaines connotations. Quels pouvoirs ont ces choses sur nos choix et dans quelle mesure nous définissent-elles? Comment celles-ci peuvent-elles façonner notre compréhension identitaire? Comment agir et survivre dans un monde d’accumulation dominé par ces objets? Comment trouver, en étant constamment sollicités par ces derniers, un espace neutre et une identité personnelle? 

Par son déploiement à l’intérieur d’environnements falsifiés où l’afflux d’objets se fait envahissant, c’est l’humain dépossédé de son orientation — qui essaie malgré tout de prendre une place importante dans sa propre existence — que je dépeins ici.

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Détenant un Baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval, Annie Baillargeon vit et travaille à Québec. Son travail pluridisciplinaire, intégrant la peinture, la performance et la photographie, propose une représentation exaltée et transgressive du corps. Elle a été cofondatrice du collectif Les Fermières Obsédées, un collectif de performance principalement connu pour l’indiscipline qu’il a insufflée au genre de l’art action. Elle poursuit maintenant sa pratique en tant que membre-fondatrice du collectif B.L.U.S.H. Son travail solo a été présenté dans plusieurs centres d’artistes québécois et canadiens : L’Oeil de poisson, le Centre VU de Québec, l’Espace F de Matane, la Galerie Séquence de Saguenay et la Galerie 44 de Toronto. Elle a aussi participé à de nombreuses expositions collectives, notamment L’envers des apparencesau Musée d’Art Contemporain de Montréal, C’est arrivé près de chez vous au Musée National des Beaux-Arts de Québec, Dans un monde post : Un événement post-punkprésentée à la galerie The Invisible Dog à Brooklyn, The Constructed Imagesau festival Contact Image à Toronto et Touched à la biennale de Liverpool. Ailleurs à l’international, ses œuvres ont été présentées en France, en Serbie, en Pologne, en Équateur, en Irlande, en Australie, au pays de Galles et à Chicago. Elle a fait l’objet d’une vingtaine d’articles et publications en plus d’être récipiendaire de plusieurs prix : Prix du jury Arts Salt Spring ; Prix Vidéré, meilleur événement ; Conseil de la culture de Québec ; Manifestation international d’art de Québec ; Prix Cornelius-Krieghoff ; Prix Vidéaste recherché-e ; et prix du jury, La Bande vidéo. Elle a été retenue pour la longue liste du Prix Sobey 2017 et ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections prestigieuses, notamment du Musée des Beaux-Arts du Canada, du Musée national des Beaux-Arts du Québec et de la Banque d’art du Conseil des Arts du Canada. Baillargeon est représentéepar la Galerie D’Esteà Montréal.